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Eric Maravélias en dédicace

polar, salon, dédicace, Tours, Loire, Ockeghem

Eric Maravélias

Avec son roman "La Faux Soyeuse", Eric a touché des milliers de lecteurs, par son histoire terrible et parce qu'il est la preuve vivante que l'enfer a une issue de secours.

Sa biographie ? Lire son livre (entre les lignes), désormais en Poche. Extrait :

«Je suis couvert de sang mais je suis bien. Rien à foutre. Dans l’univers cotonneux et chaud de la défonce opiacée, le sang n’est rien. La mort n’est rien. Et moi-même je ne suis rien. Joies et chagrins se succèdent dans une espèce de brouillard confus, un ballet macabre, et rien ne subsiste de tout cela, sinon parfois, au détour du chemin, un sentiment de gâchis irréversible qui me prend à la gorge. Nos vies de parias sont comme de frêles esquifs privés de gouvernail. Sans plus personne à bord. Elles sont ballottées au creux de flots tourmentés, secouées par des vents inconnus et changeants qui les mènent à leur gré vers des côtes plus ou moins hospitalières, incapables que nous sommes de changer ne serait-ce que la moindre virgule au récit chaotique de nos existences.»

Voici la chronique de Mademoiselle Maeve, blogueuse littéraire tourangelle, qui animera comme l'an passé une table ronde sur le salon de POLAR SUR LOIRE :

"La Faux soyeuse est le premier roman d’Éric Maravélias paru en 2014 dans la Série noire de Gallimard. J’ai eu la chance de discuter à bâtons rompus avec lui il y quelques semaines dans un café à deux pas de la gare de Saint-Pierre-des-Corps.

Son roman a fait pas mal de bruit lors de sa sortie. A l’époque, de nombreux articles ont encensé l’écriture ciselée de cet auteur fan de E.Bunker et J.Lee Burke.

Mais ce qui fait la force de La Faux soyeuse, c’est que ce roman est en grande partie autobiographique. Les galères de son personnage, la drogue, le manque, les vols dans les pharmacies, le deal, il a connu.

Vous vous en doutez, ce roman est dur, cru et sombre. Très sombre. Mais on y perçoit par moment une petite lueur vacillante, qui permet au lecteur de respirer à nouveau normalement, un instant. L’écriture est très belle, poétique aussi et ça ne laisse pas indifférent.

En lisant La Faux soyeuse, j’ai pensé au roman Transpotting d’Irvine Welsh (lui aussi héroïnomane) et au film Requiem for a dream de Daren Aronofsky (rien que d’y repenser j’ai envie de pleurer).

Éric Maravélias a mis quatorze ans pour écrire ce roman, décrire ce qu’il a vécu, se mettre à nu. Raconter et raconter encore que rien n’arrive par hasard et qu’il ne serait pas là où il est s’il n’avait pas vécu ces années de toxicomanie. Et dans son livre, on sent aussi un certain recul par rapport à cette vie d’avant.

Éric Maravélias a la voix d’un homme qui a vécu mille vies et le regard de celui qui ne s’en est pas lassé. Une lumière dans le regard qui ne nous fait pas oublier les ténèbres mais qui nous rappelle qu’il n’y a justement pas de ténèbres sans espoir…"

 

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